Centre de Connaissance

Les Enseignements de la Connaissance Universelle

AmourTerre

Saint Germain

 

Saint-Germain


Saint-Germain

Ses vies et ses œuvres à travers les âges.


Cet article est un extrait de
Lords of the Seven Rays (Les Seigneurs des Sept Rayons)
par Mark L. Prophet et Elizabeth Clare Prophet
Copyright © 1997 The Summit Lighthouse®. Tous droits réservés.

Roi d'une ancienne civilisation

 Il y a plus de 50 000 ans, une civilisation florissait dans une contrée fertile dotée d'un climat semitropical, là où se trouve aujourd'hui le désert du Sahara; il y régnait une grande paix, la joie et la prospérité, et elle était dirigée par ce même Saint-Germain.

 La majorité de ses sujets avaient conservé l'usage complet et conscient de la sagesse et du pouvoir de Dieu. Ils possédaient des dons qui sembleraient aujourd'hui surhumains ou miraculeux. Ils se savaient les extensions du Soleil Central — des Courants de Vie issus de la Grande Roue du cosmos de l'Esprit/Matière.

 Car leur sage monarque avait inscrit à leur intention dans une grande murale au centre de la capitale, «la Ville du Soleil», leur histoire cosmique — à savoir qu'ils ne devaient pas oublier la Source d'où ils étaient venus ni leur raison d'être: devenir des centres solaires dans cette distante galaxie qu'ils appelaient maintenant leur chez-soi, des extensions de la Loi de l'Unique. Car ils faisaient partie d'un univers en expansion. Et leur sens de la ‹co-mesure› avec l'Unique maintenait en eux une connaissance constante du JE SUIS CELUI QUE JE SUIS.

 Saint-Germain était un maître de la sagesse ancienne et de la connaissance des Sphères matérielles. Il gouvernait par la Lumière tous les aspects de la vie; son empire atteignit des sommets de beauté, de symétrie et de perfection inégalés dans l'octave physique. En vérité, les schèmes célestes se manifestaient dans le calice de cristal de la terre. Et la vie élémentale servait afin de maintenir la pureté des quadrants de la Matière.

 Les gens considéraient leur hiérarque comme la plus haute expression de Dieu, celle qu'ils désiraient imiter, et ils avaient un grand amour pour sa présence. Il était l'incarnation de l'archétype du Christ universel pour cette dispensation — celui qu'ils pouvaient considérer comme le standard de leur propre Divinité émergente.

 Guy W. Ballard, sous le nom de plume de Godfre Ray King, a relaté dans Unveiled Mysteries (Mystères dévoilés) un voyage de l'âme durant lequel Saint-Germain le dirigea à travers les registres akashiques de cette civilisation et de son déclin.

 Saint-Germain lui expliqua comment «à l'instar de tous les âges passés, il y eut une portion des gens qui s'intéressaient davantage aux plaisirs passagers des sens qu'au plan créateur supérieur du Grand Moi Divin. Cela provoqua chez eux la perte de la conscience du Pouvoir Divin, à travers le pays entier, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus présente qu'à peine chez quelques individus en dehors de la capitale elle-même. Ceux qui gouvernaient constatèrent qu'ils devaient se retirer et laisser les gens apprendre à travers les dures expériences que toute leur joie et le bien provenaient de l'adoration du Dieu intérieur et qu'ils devaient revenir vers la Lumière s'ils voulaient être heureux.»

 Ainsi, le souverain (représentant incarné de la hiérarchie spirituelle de la terre sous Sanat Kumara) reçut l'ordre d'un conseil cosmique de se retirer de son empire et de son peuple bien-aimé; désormais, leur karma serait leur Gourou et leur Législateur, et le libre arbitre déterminerait quel héritage de Lumière, s'il y en avait, ils allaient conserver.

 Selon le plan, le roi tint un grand banquet dans la Salle des Joyaux de son palais, en compagnie de ses conseillers et de ses fonctionnaires. Après le dîner, qui avait été entièrement précipité, un gobelet de cristal rempli de «pure essence électronique» apparut à la droite de chacun des 576 invités. C'était la coupe de communion de Saint-Germain qui, avec le manteau et le sceptre des anciens rois-prêtres, donna sa propre essence de Lumière à ceux qui avaient fidèlement servi le royaume à la gloire de Dieu.

 Tandis qu'ils buvaient «à la Flamme du Vivant Très-Haut», ils surent qu'ils ne pourraient jamais oublier complètement l'étincelle divine du Moi Divin intérieur. Cette protection de l'âme, qui leur fut accordée par le cœur éternellement reconnaissant de Saint-Germain, serait entretenue à travers les siècles jusqu'à ce que, une fois de plus, ils se retrouvent dans une civilisation où les cycles cosmiques auraient tourné et où ils recevraient la pleine connaissance pour atteindre à l'Union Divine — cette fois pour ne plus sortir de la Ville Dorée du Soleil.

 Alors, un Maître cosmique sortit du Grand Silence et parla. Son message fut diffusé à partir de la salle de banquet à tout le royaume. L'être resplendissant, qui s'identifia seulement par le mot Victoire écrit sur son front, donna l'avertissement de la crise qui allait venir, réprimanda les gens pour leur ingratitude et leurs manquements envers leur Grande Source Divine, et leur rappela le commandement ancien d'obéir à la Loi de l'Unique — l'Amour. Ensuite, il leur donna la prophétie suivante au sujet de leur karma:

 «Un prince en visite approche de vos frontières. Il entrera dans cette ville cherchant la fille de votre roi. Vous tomberez sous la férule de ce prince mais la reconnaissance de votre erreur sera inutile. Mais il ne pourra rien faire, car la famille royale sera mise sous la protection et les bons soins de ceux dont le pouvoir et l'autorité viennent de Dieu et contre lesquels aucun désir humain ne peut jamais prévaloir. Ce sont les Maîtres Ascensionnés de Lumière de la cité d'or éthérique située au-dessus de ce pays. C'est ici que votre souverain et ses enfants bien-aimés demeureront pour un cycle.» Le roi et ses enfants se retirèrent sept jours plus tard. Le prince arriva le jour suivant et prit le pouvoir sans opposition.

 À mesure que nous étudierons l'histoire du ‹courant de vie› de Saint-Germain, nous verrons que le Maître et sa voie vers la Maîtrise Divine ont été d'innombrables fois rejetés par ceux-là même qu'il essayait d'aider; et cela en dépit du fait que ses dons de Lumière, de Vie et d'Amour — fruits de sa réalisation donnés gratuitement — ses exploits alchimiques, son élixir de jeunesse, ses inventions et ses pronostics aient été reçus d'emblée.

 Le but de ses incarnations qui s'étendent de la civilisation de l'âge d'or du Sahara jusqu'à l'heure finale de sa vie en tant que Francis Bacon fut toujours de libérer les enfants de la Lumière, en particulier ceux qui, par leur insouciance à maîtriser le maniement des ardents principes de la Loi, avaient été laissés en proie à leurs propres imbroglios karmiques — et les vices auxquels ils étaient souvent enchaînés. Son but était de voir se réaliser la prière qu'il avait offerte durant le banquet final de son règne :

S'ils doivent passer par l'expérience qui consume et brûle la tunique et les nuages du moi extérieur, alors, supporte-les et amène-les à Ta Perfection Éternelle — ô Toi, Suprême Dieu Tout-Puissant.

Grand prêtre en Atlantide

 
À titre de Grand Prêtre du Temple de la Flamme Violette sur le continent de l'Atlantide, il y a de cela 12 000 ans, Saint-Germain soutint par ses invocations et son corps causal un pilier de feu, une fontaine de flamme violette chantante qui magnétisa les gens de près et de loin pour les libérer de toute condition de servitude du corps, de l'esprit et de l'âme. Ils y arrivaient par l'offrande d'invocations, en résultat d'un effort personnel, ainsi que par la pratique des rituels du Septième Rayon du feu sacré.

 Une rampe circulaire finement ouvragée entourait le lieu saint où les fidèles s'agenouillaient en adoration de la Flamme Divine — visible pour certains comme une flamme violette physique, pour d'autres comme une lumière ‹ultraviolette›, et pour d'autres pas du tout, bien que les puissantes vibrations de guérison fussent indéniables.

 Le temple était construit de marbre magnifique aux teintes allant du blanc brillant veiné de rayures violettes et pourpre à des tons plus sombres du spectre du Septième Rayon. La partie centrale du temple était constituée d'un grand hall circulaire jalonné de marbre d'un violet de glace ornant un riche plancher de marbre pourpre. D'une hauteur de trois étages, il était situé au milieu d'un complexe d'aires adjacentes réservées au culte et aux différentes fonctions des prêtres et prêtresses qui s'occupaient de la Flamme et faisaient office de médiateurs pour la voix de la Lumière et de la Prophétie auprès du peuple. Ceux qui célébraient à cet autel avaient été instruits à la prêtrise universelle de L'Ordre de Melchisédek à la retraite du Seigneur Zadkiel, le Temple de la Purification, quelque part dans les Indes Occidentales.

 Malgré les hauts et les bas des âges qui ont suivi, Saint-Germain a ingénieusement utilisé le ‹momentum› du Septième Rayon de son corps causal pour assurer la liberté aux gardiens de la flamme qui ont conservé brûlants les ‹charbons› de l'autel de la flamme violette de son temple atlantéen. Il a loué et exemplifié la liberté de l'intellect et de l'esprit. Dotant les quatre libertés sacrées d'une identité qui leur est propre, il fut le champion de notre liberté contre les interférences de la part de l'état, les ‹cours kangourous› ou le ridicule populaire dans des domaines allant de l'investigation scientifique aux arts de la guérison et à la quête spirituelle.

 Adoptant la tribune des droits humains fondamentaux pour un public responsable et apte à raisonner, éduqué selon les principes de liberté et d'égale opportunité pour tous, il nous a toujours enseigné à épouser notre droit divin inaliénable de vivre notre vie selon notre plus haute conception de Dieu. Car le Maître a dit qu'aucun droit, si simple ou élémentaire soit-il, ne peut être longtemps garanti sans être étayé par les grâces spirituelles et la Loi divine qui instille une droiture compatissante dans son application.

Le prophète Samuel

 
Retournant sur la scène du karma de son peuple en tant que Samuel, prophète du SEIGNEUR et juge des douze tribus d'Israël, (c. 1050 av. JC), Saint-Germain fut le messager de l'affranchissement divin de la descendance d'Abraham de la servitude imposée par les prêtres corrompus et les philistins par lesquels ils avaient été défaits. Portant dans son cœur le signe spécial de la rose de Sirius, Samuel livra aux israélites récalcitrants une prophétie parallèle à ses discours du XXe siècle, les deux étant reliés de façon inextricable aux alliances divines concernant le karma, le libre choix et la grâce:

 «Si vous voulez retourner au SEIGNEUR de tout votre cœur, mettez de côté les dieux étrangers et Astaroth, et préparez vos cœurs pour le SEIGNEUR et ne servez que lui: et il vous délivrera de la main des philistins.» Après, lorsque le roi Saul désobéit à Dieu, Samuel délivra de peuple de sa tyrannie en oignant David comme roi.

 Fidèle à la prophétie qui couvre ses incarnations, Saint-Germain fut saint Joseph, de la lignée de David, fils de Jessé, vaisseau choisi du Saint-Esprit, père de Jésus en réalisation de la parole du SEIGNEUR à Isaïe — «Il sortira une baguette de la lignée de Jessé, et une Branche poussera à partir de ses racines....»

 Nous voyons, alors, que dans chacune des incarnations de Saint-Germain on trouve présente une qualité d'alchimie — la présence d'un pouvoir divin. Ainsi décrété comme instrument du SEIGNEUR, Samuel transféra Son feu sacré en oignant David et, de façon tout aussi scientifique, il le retira du roi Saul lorsque le SEIGNEUR le rejeta comme roi d'Israël. Ce signe impossible à ne pas reconnaître de l'adepte du Septième Rayon, à l'apparence souvent humble, était également présent dans sa vie comme saint Alban, premier martyr des Îles Britanniques, en tant que pouvoir du Saint-Esprit de convertir les âmes et de contrôler les forces naturelles.

Alban, soldat romain

 
Soldat romain, Alban cacha un prêtre fugitif, fut converti par lui, puis condamné à mort pour d'être déguisé comme le prêtre et lui avoir permis de s'échapper. Une grande foule s'amassa pour assister à l'exécution — une foule trop importante pour pouvoir passer le pont étroit qu'il fallait traverser. Alban pria et la rivière se sépara — de telle sorte que son bourreau, converti, demanda de mourir à la place d'Alban. Sa requête fut refusée et il fut décapité le jour même en compagnie du saint.

Maître des Néoplatoniciens

 
Mais, Saint-Germain ne fut pas toujours compté parmi les rangs de l'Église. Il combattit la tyrannie partout où il la trouva, incluant les fausses doctrines chrétiennes. Maître enseignant derrière les néoplatoniciens, Saint-Germain fut l'inspiration intérieure de Proclus (c. 410-485 av. J-C).

 Il révéla à son élève sa vie précédente comme philosophe pythagoricien, révéla également à Proclus la comédie du christianisme de Constantin et la valeur du sentier de l'individualisme (conduisant à l'individualisation de la Flamme divine) que les chrétiens appelaient du «paganisme».

 En tant que directeur très honoré de l'Académie de Platon à Athènes, Proclus faisait reposer sa philosophie sur le principe qu'il n'y a qu'une seule réalité — «l'Unique», qui est Dieu, ou la Divinité, le but ultime de tous les efforts d'une vie. Le philosophe disait: «Derrière tous les corps se trouve l'essence de l'âme, et derrière toutes les âmes se trouve la nature intellectuelle, et derrière toutes les existences intellectuelles, l'Unique.» À travers ses incarnations, Saint-Germain fit preuve de la formidable étendue de sa connaissance de l'esprit de Dieu; la vaste connaissance de son élève ne surprend donc pas. Ses écrits couvrent presque tous les domaines d'apprentissage.

 Proclus reconnut que son illumination et sa philosophie venaient d'en-haut — il se croyait en effet quelqu'un par lequel la révélation divine parvenait à l'humanité. «Il n'était pas dénué d'inspiration divine», écrivait son disciple Marinus, «car il a proféré par sa bouche sage des paroles semblables à de la neige épaisse, de telle sorte que ses yeux émettaient une radiance brillante, et le reste de son visage reflétait l'illumination divine.»

 Ainsi, c'était Saint-Germain, en robe blanche, ses escarpins et sa ceinture émettant le feu d'étoiles de mondes lointains, ce Maître mystérieux qui souriait juste derrière le voile — faisant miroiter les images de son esprit dans l'âme du dernier des grands philosophes néoplatoniciens.

Merlin

 
Saint-Germain était Merlin. La figure inoubliable mais en quelque sorte irrécupérable qui hante les brumes de l'Angleterre, prête à surgir à tout moment pour nous offrir un gobelet d'élixir pétillant. Saint Germain était Merlin. Lui, le «vieil homme» qui connaît les secrets de la jeunesse et de l'alchimie, qui traçait les étoiles à Stonehenge et déplaçait une pierre ou deux, disait-on, par ses pouvoirs magiques — qui n'étonnerait personne s'il apparaissait soudainement sur une scène à Broadway, ou dans les forêts de la Yellowstone, ou aux côtés de quelqu'un sur n'importe quelle grand-route.
Car Saint-Germain est Merlin.

 Voilà que Merlin fait son entrée le 1er janvier 1987, avec sa prophétie finale aux héros, chevaliers, dames, sots et scélérats de la cour de Camelot de l'Ère du Verseau.

 Merlin, ce cher Merlin, ne nous a jamais quittés — son esprit charme les époques, nous fait nous sentir aussi rares et uniques que le sont ses atours de diamants et d'améthyste. Merlin est la Présence irremplaçable, un vortex vrombissant dont la science, les légendes et le funeste roman d'amour s'entrelacent avec la civilisation occidentale.

 On était au Ve siècle. À travers le chaos laissé par la lente agonie de l'empire romain, un roi se leva afin d'unir une contrée divisée par des chefs en guerre et ravagée par les invasions saxonnes. À ses côtés se tenait le vieil homme lui-même — à moitié prêtre druide, à moitié saint chrétien, devin, magicien, conseiller et ami, qui dirigea le roi à travers douze batailles pour unir un royaume et établir une fenêtre de paix.

 À un certain moment, l'esprit de Merlin entra dans une catharsis. La légende raconte que la scène en était une de violence féroce. Comme il assistait au carnage, une colère s'empara de lui — alors qu'il voyait d'un seul coup passé, présent et futur — une vision si particulière à la lignée des prophètes. Il s'enfuit dans la forêt pour y vivre comme un sauvage, et un jour, il s'assit sous un arbre et commença à prédire sur l'avenir du Pays de Galles.

 «J'étais sorti de ma vraie personne», disait-il, «j'étais comme un esprit et je connaissais l'histoire des gens dans leur passé lointain et je pouvais prédire l'avenir. Je connaissais les secrets de la nature, le vol des oiseaux, le déplacement des étoiles et la façon dont les poissons se meuvent.» Ses paroles prophétiques et ses pouvoirs «magiques» ne servaient qu'à une chose: faire un royaume uni des vieilles tribus bretonnes. Son esprit pénétrant est célébré dans un vieux nom celte pour la Bretagne, «Clas Myrddin», qui veut dire «l'enceinte de Merlin».

 En conseillant et apportant son aide à Arthur pour l'établissement de son régime monarchique, Merlin chercha à faire de la Bretagne une forteresse contre l'ignorance et la superstition où la réalisation christique pourrait fleurir et la dévotion envers l'Unique prospérer par la quête du Saint-Graal. Ses efforts sur ce territoire devaient porter fruit durant le XIXe siècle alors que les Îles Britanniques devinrent l'endroit où l'initiative personnelle et l'industrie allaient prospérer comme jamais auparavant en douze mille ans.

 Mais au moment même où Camelot, la rose de l'Angleterre, bourgeonnait et s'épanouissait, la belladone s'enroulait autour de ses racines. La sorcellerie, l'intrique et les actes de déloyauté détruisirent Camelot, et non l'amour de Lancelot et de Guinevère comme le suggère la description misogyne de Tom Malory. Hélas, le mythe qu'il a semé a masqué les vrais coupables durant ces longs siècles.

 Ce fut Mordred, le fils bâtard du roi, avec sa demi-sœur Margawse qui, avec Morgana le Fay et un cercle de sorcières et de chevaliers noirs, avaient entrepris de voler la couronne, d'emprisonner la reine, et de détruire pour un temps les liens d'un Amour tel que ceux-ci (du sentier de gauche) n'avaient jamais connu ni ne pouvaient connaître — une Réalité que tous leurs désirs, leurs batailles et leurs enchantements ne pouvaient toucher.

 Ainsi, ce fut avec un cœur lourd et l'esprit d'un prophète qui avait eu des visions de tragédie et de désolation, de joies éphémères et l'angoisse aiguë de la rétribution karmique se jouant sans fin, que Merlin entra dans la scène de son propre dénouement, pour être enchaîné par les sortilèges de ses propres dires par le stupide, le rusé Vivien — et de s'endormir. Oui, se tromper est humain, mais se languir pour la flamme jumelle qui n'est pas là est le lot de bien des chevaliers et rois errants ou d'un prophète solitaire qui aurait peut-être fait mieux de disparaître dans la nuit plutôt que de souffrir l'ignominie pour son peuple.

Roger Bacon

 
Certains disent qu'il dort encore, mais ils sous-estiment grossièrement l'esprit résilient du sage qui rebondit, cette fois dans l'Angleterre du XIIIe siècle, déguisé en Roger Bacon (c. 1214-1294). Et voici Merlin de nouveau — scientifique, philosophe, moine, alchimiste et prophète — continuant sa mission d'établir les assises scientifiques de l'Ère du Verseau que son âme allait parrainer un jour.

 Le programme de cette vie fut d'être la voix criant dans le désert intellectuel et scientifique qu'était la Grande-Bretagne médiévale. À une époque où la théologie, ou la logique, ou les deux dictaient les paramètres de la science, il promouvait la méthode expérimentale, déclarait sa croyance que la terre était ronde et fustigeait les érudits et les scientifiques de son temps pour leur étroitesse d'esprit. Ainsi, il est considéré comme le précurseur de la science moderne.

 Mais il fut également un prophète de la technologie moderne. Bien qu'il soit peu probable qu'il ait mené les expériences pour déterminer la possibilité des inventions suivantes, il a prédit le ballon à air chaud, une machine volante, les spectacles, le télescope, l'ascenseur ainsi que les bateaux et les carrosses propulsés de façon mécanique, et il a écrit à leur sujet comme s'il les avait réellement vus! Bacon fut également le premier occidental à écrire les indications exactes pour faire de la poudre à canon, mais garda la formule secrète de peur qu'elle ne fût utilisée pour nuire à quelqu'un. Pas étonnant que les gens aient pensé qu'il était magicien !

 Cependant, tout comme Saint-Germain nous dit aujourd'hui dans ses Études d'Alchimie (Studies in Alchemy) que les «miracles» se font par l'application précise des lois universelles, ainsi Roger Bacon voulait-il démontrer par ses prophéties que les machines volantes et autres appareils magiques étaient des produits issus de l'utilisation de la loi naturelle que les hommes découvriraient le temps venu.

 D'où Bacon croyait-il tirer son étonnante conscience? «La vraie connaissance ne provient pas de l'autorité des autres, ni d'une allégeance aveugle à des dogmes dépassés», disait-il. Deux de ses biographes écrivent qu'il croyait que la connaissance «est une expérience hautement personnelle — une lumière qui est communiquée uniquement à la plus grande intimité de l'individu par les canaux impartiaux de toute connaissance et de toute pensée.»

 Et alors, Bacon, qui avait été conférencier à Oxford et à l'Université de Paris, décida de se séparer, lui et ses pensées, des résidents prétentieux et postulants de l'académie. Il chercherait et trouverait sa science dans sa religion. Entrant dans L'Ordre franciscain des Frères mineurs, il dit: «Je vais mener mes expériences sur les forces magnétiques du lodestone au même sanctuaire où mon collègue scientifique saint François a mené ses expériences sur les forces magnétiques de l'amour.»

 Mais les vues du monde scientifique et philosophique du frère, ses virulentes attaques contre les théologiens de son temps et ses études de l'alchimie, de l'astrologie et de la magie amenèrent sur lui des accusations «d'hérésies et de gadgets» pour lesquelles il fut emprisonné en 1278 par ses confrères franciscains! Ils le confinèrent en solitaire durant quatorze années, ne le libérant qu'un court laps de temps juste avant sa mort. Bien que l'horloge de sa vie se soit arrêtée, son corps brisé, il savait que ses efforts ne seraient pas sans impact sur l'avenir.

 La prophétie suivante qu'il a faite à ses étudiants démontre la grandeur des idéaux révolutionnaires de l'esprit indomptable de cette flamme vivante de liberté — le porte-parole immortel de nos libertés scientifiques, religieuses et politiques :

  Je crois que l'humanité acceptera comme axiome de sa conduite le principe pour lequel j'ai consacré ma vie — le droit de faire des recherches. C'est le credo des hommes libres — cette opportunité d'essayer, ce privilège de se tromper, ce courage d'expérimenter de nouveau. Nous, les scientifiques de l'humain, allons expérimenter, expérimenter, toujours expérimenter. À travers des siècles d'erreurs, à travers les agonies de la recherche... expérimentons avec les lois et les coutumes, avec les systèmes monétaires et les gouvernements, jusqu'à ce que nous tracions la seule vraie course — jusqu'à ce que nous trouvions notre propre orbite comme les planètes au-dessus de nous ont trouvé la leur... Et alors, nous avancerons enfin tous ensemble dans l'harmonie de nos sphères sous la grande impulsion d'une création unique — une unité, un système, un dessein.

Christophe Colomb

 
Afin d'établir cette liberté sur la terre, le ‹courant de vie› de Saint-Germain prit un nouveau tour — en tant que Christophe Colomb (1451-1506). Mais, plus de deux siècles avant que Colomb prenne la mer, Roger Bacon avait fixé la scène pour le voyage des trois navires et la découverte du Nouveau-Monde lorsqu'il déclara dans son «Opus Major» que «la mer entre l'ouest de l'Espagne et le début de l'est des Indes est navigable en très peu de jours si le vent est favorable.»

 Bien que cette déclaration fût incorrecte en ce sens que le pays à l'ouest de l'Espagne n'était pas les Indes, elle contribua à la découverte de Colomb. Le cardinal Pierre d'Ailly la copia dans son Image Mundi sans mentionner que Bacon en était l'auteur. Colomb lut son œuvre et cita le passage en 1498 dans une lettre au roi Ferdinand et à la reine Isabelle, disant que son voyage de 1492 avait été inspiré en partie par cette déclaration visionnaire.

 Colomb croyait que Dieu l'avait fait «messager du nouveau ciel et de la nouvelle terre dont il avait parlé dans l'Apocalypse de saint Jean, après en avoir parlé par la bouche d'Isaïe.»

 Sa vision remontait aussi loin que l'ancien Israël, peut-être encore plus loin. Car en découvrant le Nouveau-Monde, Colomb se croyait l'instrument par lequel Dieu, ainsi que l'avait écrit Isaïe vers 732 av. J.C., «récupérera le reste de son peuple... et il rassemblera les réprouvés d'Israël, et ramènera ensemble les dispersés de Judas de tous les coins de la terre.»

 Vingt-deux siècles s'écoulèrent sans qu'il ne se passât quelque chose de visible qui aurait pu ressembler à l'accomplissement de cette prophétie. Mais vers la toute fin du XVe siècle, Christophe Colomb s'affairait tranquillement à préparer la voie pour l'accomplissement de cette prophétie, avec la certitude qu'il avait été choisi divinement pour sa mission. Il étudia les prophètes bibliques, écrivant les passages qui avaient un rapport avec sa mission dans un livre de son crû intitulé Las Proficias ou Les Prophéties — dans sa forme complète, Le Livre des Prophéties concernant la Découverte des Indes et le Rétablissement de Jérusalem. Bien que la chose soit rarement soulignée, c'est un fait tellement enraciné dans l'histoire que même l'Encycopedia Britannica affirme de façon non équivoque que «Christophe Colomb a découvert l'Amérique par la prophétie plutôt que par l'astronomie.»

 «Dans l'exécution de ce projet des Indes,» écrivit-il au roi Ferdinand et à la reine Isabelle en 1502, «Ce ne sont ni la raison, ni les mathématiques, ni les cartes qui m'ont été utiles: ce sont les paroles d'Isaïe qui se sont pleinement accomplies.» Il faisait allusion à Is 11:10-12.

 Ainsi nous voyons que, vie après vie, Saint-Germain — son esprit conscient le savait-il de façon continue, nous ne pouvons le dire — recréait ce sentier d'or qui mène au Soleil — le cycle, revenu après un tour complet, d'une destinée consistant à adorer la Présence Divine et à établir de nouveau un âge d'or.

Francis Bacon

 
En tant que Francis Bacon (1561-1626), le plus grand esprit que l'occident ait jamais produit, ses nombreuses réalisations dans tous les domaines ont radicalement transformé le monde en une scène prête pour les enfants de l'Ère du Verseau. Dans cette incarnation, il a eu la liberté de mener à terme le travail qu'il avait entrepris en tant que Roger Bacon.

 Les experts ont noté les ressemblances entre la pensée des deux philosophes et entre l'Opus Majus de Roger et le De Augmentis et le Novum Organum de Francis. Cela est d'autant plus étonnant du fait que l'Opus de Roger n'a jamais été publié durant sa vie, est tombé dans l'oubli, et n'a été publié que 113 ans après le Novum Organum et 110 ans après le De Augmentis !

 L'intelligence inégalée de cette âme immortelle, ce roi-philosophe, ce prêtre-scientifique, aurait pu conserver son humeur avec cette devise obstinée apprise des tyrans, des tortures et de la tragédie: s'il vous battent dans une vie, revenez et battez-les dans la prochaine !

 Francis Bacon est connu comme le père du raisonnement par induction et de la méthode scientifique qui, plus que toute autre contribution, sont responsables de l'ère technologique dans laquelle nous vivons maintenant. Il savait d'avance que seule la science appliquée pouvait libérer les masses de la misère humaine et de la corvée de la survivance précaire afin qu'elles puissent rechercher une plus grande spiritualité telle qu'elles avaient déjà connu autrefois. Ainsi, la science et la technologie étaient-elles essentielles à Saint-Germain pour libérer ses Porteurs de Lumière et, par leur entremise, l'humanité entière.

 Le prochain pas pour lui n'avait rien de moins ambitieux que l'illumination universelle!

 «La Grande Instauration» (restauration après la décadence, la défaillance, ou la dilapidation) fut sa recette pour changer «le monde entier». D'abord conçue alors que Bacon était un garçon de 12 ou 13 ans et concrétisée en 1607 dans son livre du même nom, elle a effectivement lancé la Renaissance anglaise avec l'aide bienveillante et attentionnée de Francis. Car, au fil des ans, il rassembla autour de lui un groupe d'«illuminati» qui furent responsables, entre autre choses, de toute la littérature élisabéthaine — Ben Jonson, John Davies, George Herbert, John Selden, Edmund Spenser, Sir Walter Raleigh, Gabriel Harvey, Robert Greene, Sir Philip Sidney, Christopher Marlowe, John Lyly, George Peele et Lancelot Andrewes.

 Certains d'entre eux faisaient partie d'une «société secrète», que Francis avait formée avec son frère Anthony, alors que les deux étaient étudiants à Gray's Inn. Ce groupuscule, appelé «The Knights of the Helmet» (les Chevaliers du Casque», avait comme but l'avancement du savoir par l'expansion de la langue anglaise et la création d'une nouvelle littérature écrite non en latin, mais dans des mots que les anglais pouvaient comprendre.

 Francis organisa également la traduction de la Bible du roi James, détermina que le peuple ordinaire devrait avoir le bénéfice de lire la Parole de Dieu par lui-même. Il y a plus: ainsi qu'on l'a découvert dans deux écrits codés différents — un écrit fait de mots et un autre, ‹bi-littéral›, incrusté dans la typographie des imprimés originaux des folios shakespeariens — Francis était l'auteur des pièces attribuées à l'acteur de village sordide de Stratford-on-Avon. Il fut le plus grand génie littéraire du monde occidental.

 Alors, Bacon fut également derrière plusieurs des idées politiques sur lesquelles la civilisation occidentale est basée. Thomas Hobbes, John Locke et Jeremy Bentham prirent Bacon comme point de départ de leur idéologie. Ses principes révolutionnaires furent le moteur de notre nation. Ils sont l'essence même du «can-do-spirit». «Les hommes ne sont pas des animaux à deux pattes», disait Bacon, «mais des Dieux immortels. Le Créateur nous a donné des âmes égales au monde entier, mais que le monde entier même n'arrive pas à rassasier.»

 Francis Bacon continua également la tâche qu'il avait commencée en tant que Christophe Colomb, faisant la promotion de la colonisation du Nouveau-Monde, car il savait que c'était là où ses idées prendraient le plus profondément racine et viendraient à fleurir pleinement. Il convainquit James 1er de donner une charte à Terre-neuve et fut officier dans la compagnie de Virginie, qui parraina l'établissement de Jamestown, première colonie anglaise en Amérique. Et il fonda la franc-maçonnerie, dédiée à la liberté et à l'édification de l'humanité, dont les membres jouèrent un rôle important dans la fondation de la nouvelle nation.

 Et cependant, il aurait pu être une plus grande bénédiction pour l'Angleterre si on lui avait permis de remplir sa destinée. Les mêmes écrits codés que l'on trouve à travers les pièces de Shakespeare se retrouvent également dans les travaux personnels de Francis Bacon et ceux de plusieurs personnes parmi son cercle d'amis. Les deux écrits secrets contiennent la véritable histoire de sa vie, les rêveries de son âme, et tout ce qu'il souhaitait léguer aux générations futures mais qu'il ne pouvait pas publier ouvertement par crainte de la reine.

 Ses secrets révèlent qu'il aurait dû être Francis 1er, roi d'Angleterre. Il était le fils de la reine Elizabeth et de Robert Dudley, Lord Leicester, né quatre mois après une cérémonie secrète de mariage. Mais la reine, désirant conserver son statut de «reine vierge», et craignant que l'aveu de son mariage ne la force à donner du pouvoir à l'ambitieux Leicester, et de peur que le peuple ne préférât son héritier mâle à elle-même et demande le retrait prématuré de la reine de son trône, refusa de permettre à Francis, sous peine de mort, d'assumer sa vraie identité.

 La reine le laissa à lui-même toute sa vie, ne lui donnant jamais de fonction publique, ne le proclamant jamais son fils, ne lui permettant jamais de mener ses buts à terme pour l'Angleterre. Non, jamais n'aurait-elle permis à son fils d'amener l'âge d'or de ‹Britannia› qui aurait dû être et qui n'a pas été. Quel destin cruel — une reine-mère inflexible, méprisante envers son prince de l'âge d'or!

 Il fut élevé comme fils adoptif de Sir Nicholas et Lady Anne Bacon et, à l'âge de 15 ans, il apprit la vérité sur sa naissance des lèvres de sa propre mère, du même souffle avec lequel elle l'écarta à jamais de la succession. En une nuit, son monde tourna à la pagaille. Comme le jeune Hamlet, il se posa et se reposa la question: «Être ou ne pas être»; ce fut sa question.

 À la fin, il décida de ne pas se rebeller contre sa mère ou, plus tard, contre son successeur inadéquat, James 1er. Et cela, malgré le bien immense qu'il savait pouvoir apporter à l'Angleterre, malgré sa vision du pays «tel qu'il devrait être, s'il était gouverné avec sagesse.» Il savait qu'il possédait en lui le pouvoir d'être un roi tel que le pays n'en avait jamais connu, un vrai père de la nation. Il a écrit au sujet des «impulsions d'attention divinement patriarcale envers son peuple» qu'il exercerait — ombres de l'empereur de l'âge d'or du Sahara.

 Heureusement pour le monde, Francis décida de poursuivre son objectif d'édification universelle par les avenues de la littérature et de la science, comme conseiller du trône, supporter de la colonisation et fondateur de sociétés secrètes, rétablissant ainsi le fil de contact avec les anciennes écoles de mystère. L'exutoire de son esprit blessé fut son écriture codée dans laquelle il déversa ses désirs nostalgiques pour un âge futur.

 Au moment de sa mort en 1626, persécuté et aux nombreux talents méconnus, Francis Bacon avait triomphé de circonstances qui auraient détruit des gens moindres, mais qui ont prouvé chez lui la véritable formation d'un Maître Ascensionné.

Le Prodige d'Europe

 
Le 1er mai 1684 fut le Jour de l'Ascension de Saint-Germain. À partir de hauteurs de pouvoir bien gagnées et au-delà de ceux de ce monde, il se tient toujours pour retourner toutes tentatives de contrecarrer sa «Grande Instauration» ici-bas.

 Désirant par-dessus tout libérer le peuple de Dieu, qu'ils le veuillent ou non, Saint-Germain alla chercher une dispensation des Seigneurs du Karma pour retourner sur terre dans un corps physique. Ils la lui accordèrent et il apparut en tant que Comte de Saint-Germain, un «miraculeux» gentleman qui éblouissait les cours du XIXe siècle en tant que «le Prodige d'Europe». Son but: empêcher la Révolution française, effectuer une transition en douceur de la monarchie à une forme républicaine de gouvernement, établir les États-Unis d'Europe et planter la fleur de lys en tant que triple flamme d'identité divine dans chaque cœur.

 Bien qu'admiré à travers les cours d'Europe pour ses dons — il savait faire disparaître les défauts des diamants, se volatiliser, écrire les mêmes vers de poésie simultanément avec les deux mains, il savait bien parler plusieurs langues et de n'importe quel sujet, racontant n'importe quelle histoire comme s'il en avait été témoin — il n'arriva pas à recevoir la réponse espérée. Bien que disposée à se laisser distraire, la royauté ne se laissa pas facilement inciter à abandonner son pouvoir et à avancer avec les vents du changement démocratique. Elle et ses ministres jaloux ignorèrent son conseil et la Révolution française s'ensuivit.

 Dans une tentative finale d'unir l'Europe, Saint-Germain parraina Napoléon, qui fit mauvais usage du pouvoir du Maître pour sa propre perte. L'occasion de mettre de côté la rétribution due d'un certain âge passa, Saint-Germain fut une fois de plus forcé de se retirer d'une situation karmique. Dans cet épisode, bien que clairement visible comme médiateur, Saint-Germain avec ses miracles en main et ses prophéties accomplies pouvait quand même être ignoré! Qu'allait-il falloir pour changer le cœur des gens ?

 

Centre_de_Connaissance

 

[Connaissance] [Enseignements] [Le Christ] [Christ Maitreya] [Jesus Christ] [Ramtha] [Sai Baba] [Babaji] [Djwal Khul] [Paul Twitchell] [Krishnamurti] [O M Aivanhov] [Clare Prophet] [Clare Prophet 2] [Clare Prophet 3] [El Morya] [Saint Germain] [Kuthumi] [Sanat Kumara] [Christ'al Chaya] [Ronna Herman] [B Marciniak] [Soria] [Kryeon] [Seth] [Daniel Meurois] [Ramathis-Mam] [Contact]